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University of Helsinki, Helsinki 2006

Gender, Politics and Democratisation in Cameroon

B. Raul Kassea

Doctoral dissertation, July 2006.
University of Helsinki, Faculty of Social Sciences, Department of Social Psychology.

Les perceptions liées au genre, les systèmes de croyance religieuse, et les idées politiques ont exclu les femmes de la politique pendant des siècles, à travers le monde. Combinant les théoriciens féministes et modernistes dans mon cadre théorique, j'examine les tendances patriarcales en Europe et je souligne le modèle égalitariste des pays Nordiques. En reconstituant les types locaux des rapports sexaux (sociaux lies au sexe) en Afrique sub-Saharienne de l'époque précoloniale à l'après-indépendance, j'explore les liens entre les perceptions, les besoins, les ressources, l'éducation et la participation des femmes à la vie politique au Cameroun.

La démocratisation est censée élargir la participation politique, offrir l'égalité des chances à tous les adultes. L'ironie du processus de libéralisation au Cameroun a été la chute de la représentation parlementaire des femmes (14% en 1988, 6% en 1992, 5% en 1997 et 10% en 2002). Quels méchanismes sociaux, culturels et institutionels ont généré ce résultat paradoxal, cette exclusion de la moitié de la population? La complementarité des genres qui caractérisait le contexte indigène a disparu au profit de la domination masculine privilégiée par l'église, l'éducation, le droit, l'emploi, l'économie et la politique dans la sphère publique; la majorité des femmes est marginalisée dans la sphère privée. L'édification de la nation et le développement ont échoué; l'ethnicisme et l'individualisme s'accroissent. L'espoir réside dans la jeune société civile.

De deux enquêtes et des entretiens avec 21 groupes-témoins à travers le Cameroun, en 2000 et 2002, quelques résultats significatifs des données empiriqes traitées révèlent une faible inscription dans les listes électorales (34.5% de femmes et 65.9% d'hommes), contrastée par la volonté de participer aux élections municipales (33.3 % de femmes et 45.2% d'hommes). La co-existence des règles coutumières et du droit moderne, le système politique corrompu et les pratiques frauduleuses, contribuent à la marginalisation des femmes et des hommes qui s'intéressent à la politique. La grande majorité des sondées considèrent les politiciennes comme plus dignes de confiance et plus capables que leurs homologues masculins; elles entrevoient même la nomination d'une femme Premier Ministre.

Les pays Nordiques ont institutionalisé l'égalité des sexes dans leur législation, leurs politiques et leurs pratiques. La France a amélioré l'inclusion politique des femmes avec les lois de la parité; le Rwanda est un autre modèle de la représentation des femmes, grâce à sa constitution post-conflit. A partir de mon analyse, les institutions camerounaises, les hommes et surtout les femmes, pourraient apprendre et emprunter des expériences de ces pays, pour concevoir et mettre en application, une démocracie durable et équilibrée selon le genre.

Mots-clefs: démocratisation, politique, égalité des sexes, féminisme, citoyenneté, Cameroun, pays Nordiques, Finlande, France, Royaume-Uni, quotas, psychologie sociale sociétale.

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Last updated 28.06.2006

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